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Date : 24 et 25 juin 2026
Lieu : Grenade et en ligne
Thématique : Participation au Congrès AIDIPE 2026

L’équipe de recherche de l’Université du Pays basque (EHU) a joué un rôle de premier plan lors du XIIe Congrès international de recherche en éducation (AIDIPE 2026), qui s’est tenu à Grenade sous le thème « Nouvelles frontières de l’éducation ». Organisé selon un format hybride, ce congrès rassemble des enseignants et des doctorants issus d’universités espagnoles et hispano-américaines.

Au cours de cette rencontre, la chercheuse Sandra Rodríguez Miguel a présenté une communication intitulée « Risques et violences numériques chez les adolescents pris en charge par le système de protection, dans une perspective de genre ». Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre des actions du projet EVOLUTION cofinancé par le programme INTERREG POCTEFA, met en lumière une réalité urgente : comment les environnements virtuels peuvent engendrer et amplifier les inégalités de genre chez des jeunes particulièrement vulnérables.

Cette recherche s’appuie sur un diagnostic réalisé auprès de 115 adolescents du Système de protection de l’enfance et de l’adolescence (SPIA) de Gipuzkoa, analysant à la fois leur perception de la violence en ligne et leurs expériences personnelles, selon une approche quantitative.

Les résultats présentés à Grenade révèlent un écart de genre manifeste dans l’exposition aux risques numériques. D’après les données recueillies :

·       Une victimisation plus importante chez les filles : des différences statistiquement significatives ont été détectées, plaçant les filles dans une position de plus grande vulnérabilité face à des situations telles que le contrôle exercé par le partenaire sur les réseaux sociaux, le harcèlement ou la réception de contenus à caractère sexuel non sollicités.

·       Le piège de la normalisation : la majorité des jeunes qualifie les situations de violence numérique de « modérément violentes », ce qui suggère que certains comportements abusifs sont en train d’être normalisés ou interprétés à tort à la lumière des mythes de l’amour romantique.

·       Risques spécifiques : les comportements liés à la sexualisation et à la diffusion de contenus intimes sans consentement sont ceux qui suscitent le plus d’inquiétude et sont perçus comme les plus graves par les participants.

La participation d’EVOLUTION à ce congrès souligne la nécessité de renforcer l’accompagnement socio-éducatif à l’aide d’outils spécifiques de prévention et de détection précoce. En conclusion, il a été souligné que l’intervention auprès des jeunes placés sous protection doit impérativement intégrer l’éducation affective et sexuelle ainsi que la perspective de genre afin de garantir une utilisation sûre et saine des réseaux sociaux.

Par cette contribution, le projet EVOLUTION réaffirme son engagement en faveur de la production de données scientifiques visant à améliorer le bien-être numérique et la protection de l’enfance et de l’adolescence dans un contexte transfrontalier.

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